Deux religions, une coexistence harmonieuse
Au Japon, shinto et bouddhisme coexistent depuis des siècles sans réel conflit. Un Japonais peut se marier dans un sanctuaire shinto et être enterré selon un rituel bouddhiste. Cette fluidité religieuse est spécifiquement japonaise et souvent déroutante pour les visiteurs occidentaux.
Le Shinto
Religion autochtone japonaise, le shinto est animiste : il croit en l'existence de kami (esprits) dans tous les éléments de la nature (montagnes, rivières, pierres, arbres). Il n'y a pas de texte sacré unique ni de fondateur. Les jinja (sanctuaires) sont les lieux de culte shinto, identifiables à leur torii (portail vermillon ou gris).
Le Bouddhisme
Introduit de Chine et Corée au VIe siècle, le bouddhisme japonais existe en de nombreuses branches (Zen, Jodo, Tendai, Shingon). Les tera ou ji (temples bouddhistes) se distinguent des sanctuaires par leurs toits courbes, leurs pagodes et leurs statues de Bouddha.
Rituels de visite d'un sanctuaire shinto
- Passer sous le torii (portail)
- Se purifier les mains à la fontaine (temizuya) : main gauche puis droite, puis bouche
- S'approcher de l'autel, mettre une pièce dans la caisse à offrandes
- Sonner la cloche (si présente), s'incliner 2 fois, frapper dans les mains 2 fois, s'incliner encore une fois
Omamori et ema
Les omamori sont des amulettes protectrices vendues dans les sanctuaires (~500-1000¥). Les ema sont des plaquettes en bois sur lesquelles on écrit ses vœux avant de les accrocher dans le sanctuaire.